Le cash a un prix...

Publié le par L'oiseau moqueur

Le week-end dernier, vous avez sans doute entendu parlé comme moi de Mailorama. Drôle d'idée que de distribuer à la volée des billets en euros. En tout cas, même si finalement elle a gardé ses biftons pour elle, Mailorama a réussi son coup de pub !

Cette soudaine notoriété a également permis de découvrir une pratique en pleine expansion : le cashback. Quesako ? En gros, lorsque vous faites des achats en ligne, on vous propose de récupérer une partie de votre argent sous forme de remise, d'avoir ou de chèque.

On fidélise, mais gare aux petites lignes...

Des sociétés, à l'instar de Mailorama, se sont spécialisées dans ce domaine : c'est le cas de Remises et réductions et aussi de Club Avantages Loisirs. Elles travaillent en partenariat avec des cybermarchands comme Pixmania, Rue du commerce, Photoways, Cdiscount, Smartbox, Achat VIP et j'en passe. Quand vous achetez des produits sur l'un de ces sites, on vous propose après le paiement de profiter, par exemple, d'un chèque de 10 € sur votre prochaine commande.

On appelle ça de la fidélisation de clientèle et tout le monde est censé être gagnant. En principe. Dans les faits, la bonne affaire n'est pas forcément au rendez-vous.

Pour obtenir le fameux chèque, la société de cashback vous invite à remplir un formulaire
et à donner vos coordonnées bancaires pour devenir adhérent. Et là, il faut lire les petites lignes qui vous expliquent que le premier mois c'est gratuit et que ensuite c'est X euros par mois.

Un système rentable, mais seulement pour les gros acheteurs

La remise de 10 € devient soudain beaucoup moins intéressante quand on voit son compte prélevé de 12 € par mois ! En fait, pour rentrer dans ses frais, il faut être un gros acheteur en ligne.

Ce système de cashback manque aussi de transparence à en croire les multiples plaintes : de nombreux consommateurs découvrent par hasard ces prélèvements sur leur compte, sans savoir d'où ils proviennent. Ils comprennent ensuite qu'ils ont eu lieu après un achat chez Pixmania, CDiscount ou ailleurs. Pourtant,
ils sont formels : ils n'ont jamais donné leurs coordonnées bancaires à la société de cashback qu'ils ne connaissent d'ailleurs pas. Etrange...

Alors le cashback, pourquoi pas, mais à condition qu'on nous donne toutes les règles du jeu dès le départ. En attendant, méfions-nous des réductions trop alléchantes
du Net.

 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article